L’espagnol comme entraînement de la mémoire
Pendant plus de 20 ans, Rudi Vanloock a dirigé le CVO Tervuren-Hoeilaart, aujourd’hui Crescendo CVO, Campus Tervuren à Tervuren. Ses journées étaient remplies de planification, d’organisation, de projection dans l’avenir, de résolution de problèmes, et bien plus encore. Récemment, il a mis un point final à ce chapitre. En même temps, il a redécouvert sa passion pour les langues et a commencé à suivre des cours d’espagnol. En tant que germaniste et linguiste, la langue a toujours été un fil conducteur dans sa vie. Pour Rudi, la langue n’est pas seulement un moyen de communication, mais aussi un moyen de garder l’esprit vif.
Rudi Vanloock : « Je parle allemand, anglais, français et néerlandais et je voulais apprendre une nouvelle langue, de préférence à Tervuren par sympathie pour le centre. En voyage, la langue locale ouvre beaucoup de portes. Les cours d’espagnol, niveau 3, le lundi matin s’adaptent bien à mon emploi du temps. Apprendre une langue est pour moi un excellent moyen d’entraîner ma mémoire : je révise le vocabulaire deux à trois fois par semaine. Pendant le cours, la grammaire est expliquée en profondeur et nous avons du temps pour la pratiquer. Les exercices permettent de travailler aussi à la maison. Nous avons accès à un blog avec les préparations de cours et les exercices. Certains exercices, comme BookWidgets, sont corrigés automatiquement. Pour les tâches créatives comme l’écriture et l’expression orale, un retour est donné plus tard. »
Immersion culturelle
« Dès le premier cours, tout se fait en espagnol. Presque aucun néerlandais n’est parlé, sauf pour traduire un mot de temps en temps. Les exercices d’écoute sont parfois difficiles pour moi, surtout parce que l’espagnol parlé en Espagne est très rapide. Nous découvrons aussi la culture et les coutumes d’Espagne et d’Amérique du Sud et avons pu participer à un voyage d’étude au Mexique. Les participants ont remarqué que le rythme de parole là-bas était plus lent que dans les exercices d’écoute en classe, ce qui permettait de mieux suivre les conversations. Voir les mouvements de bouche et les expressions faciales a également aidé. »
Démêler la structure de la langue
« En tant que linguiste, je suis fasciné par la structure d’une langue. Hier, nous avons étudié en classe le mot pescar (pêcher) et exploré tous ses dérivés, comme poisson, pêcheur et poissonnier. Cela montre comment les mots se forment. Les cours sont assez intensifs : souvent, à la fin de la matinée, nous devons relire nos notes pour reconstruire ce que nous avons commencé trois heures plus tôt. C’est parfois surprenant de voir la quantité de matière abordée. Pourtant, peu d’étudiants abandonnent. La plupart des participants apprennent l’espagnol pour l’utiliser pendant les vacances. Pour moi, c’est vraiment un hobby, mais j’attends chaque semaine le cours avec plaisir grâce à l’ambiance agréable de notre groupe. »